« On vient pour se poser, pas juste prendre une photo » : ce village a peut-être la solution contre le surtourisme

« On vient pour se poser, pas juste prendre une photo » : ce village a peut-être la solution contre le surtourisme

  • Le surtourisme inquiète de nombreuses municipalités à l’approche des vacances.
  • C’est le cas du très joli village d’Èze, dans les Alpes-Maritimes, qui compte rien qu’en ce second 1.000 visiteurs par jour.
  • En plus des jauges déjà instaurées, les tarifs vont augmenter pour certains lieux.

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Le 13H

L’automne s’est installé, mais la densité de la foule a encore quelques allures d’été. Même en ce mois d’octobre, il y a encore un peu de monde dans les rues d’Èze, dans les Alpes-Maritimes. « Pour circuler, les chemins sont un peu étroits et puis on ne voit pas tout. On ne peut pas non plus prendre de photos comme on veut, et puis il y a le bruit », constate une touriste. Èze compte 1.000 visiteurs par jour en ce second, 3 fois plus pendant les mois d’été. 

Pour tenter de réguler ce flux de touristes, le jardin exotique de la ville a instauré une jauge à l’entrée, qui limite l’accès à 250 personnes most. Les billets peuvent se réserver à l’avance pour une plage horaire donnée. « L’idéal, c’est de le prendre sur Internet, comme ça on peut organiser sa visite. Dans le village, il y a des bornes et on choisit ses plages horaires », explique Stéphane Cassus, responsable des lieux. Si la jauge est atteinte, les promeneurs devront attendre avant d’entrer. 

On y vient pour se poser, vraiment observer, pas juste prendre une picture

Un touriste

L’idée est d’étaler le flux des visiteurs dans la journée. Notre équipe a fait le check à 9h du matin. « Il n’y a pas de bruit, la température est idéale, on est un peu privatisé », sourit un touriste. Autre mesure, le tarif va passer en janvier de 8 à 10 euros. « Le lieu en vaut peut-être la peine, comme ça on réfléchit avant de venir. On y vient pour se poser, vraiment observer, pas juste prendre une photo », estime un visiteur. 

Les recettes de la billetterie compenseront les dépenses liées aux touristes, dans les rues par exemple. « En fait, il y a tellement de monde que tous les étés, les pierres deviennent complètement lisses. Et en hiver, on est obligé de faire un traitement avec du sable projeté très fort. Et on est obligé de le faire une fois par an, tellement il y a de passages », explique Frédéric Billy, directeur général des providers de la ville d’Èze. 

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Si la mairie tente de réguler le nombre de visiteurs, pour les commerçants qui vivent presque exclusivement du tourisme, il n’y en a en revanche jamais trop. « Pour le commerce, on ne va pas se plaindre. Plus il y a de monde, mieux c’est. Moi, c’est tant mieux », déclare un restaurateur au micro de TF1. Partout en France, les augmentations de tarifs, les réservations et les jauges se multiplient pour que les touristes puissent vraiment profiter du lieu qu’ils ont choisi de visiter.

La rédaction de TF1info | Reportage : Anouchka FLIELLER, Audrey LALLI et Brieu LETURMY

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