« C’est le paradis » : au Danemark, ce village de pêcheurs attire des surfeurs du monde entier
- À l’extrême ouest du Danemark, Klitmøller attire désormais des surfeurs du monde entier grâce à ses vagues régulières de la mer du Nord.
- Surnommé le « Hawaï du froid », ce village de pêcheurs autrefois déserté connaît un essor touristique tout en préservant ses traditions.
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Le 20H
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« C’est le paradis
. » Comme des dizaines de surfeurs, Mor et Vahiné savourent un spot un peu particulier : celui de Klitmøller, à l’extrême ouest du Danemark. Sur plusieurs kilomètres de plages, les vagues de la mer du Nord offrent une régularité prisée des spécialistes.
Mor et Vahiné, deux passionnés, pratiquent sur leur planche presque chaque matin depuis 20 ans. « C’est vraiment bien aujourd’hui, les vagues, le soleil, on est contents d’être ici
« , témoigne l’un d’eux. Un paradis sans palmiers ni sable chaud, où la combinaison reste obligatoire : l’eau dépasse rarement les 17 degrés. Cette particularité a valu au village le surnom de « Hawaï du froid ».
Un essor touristique récent
« Quand j’ai dit à mes amis que j’allais surfer au Danemark, ils ne connaissaient pas cet endroit
« , raconte un touriste. Ce qui séduit ici, ce sont les dizaines de kilomètres de côtes sauvages préservées. Vahiné, originaire de Tahiti, a posé ses valises au milieu des dunes, comparant le paysage aux montagnes de son île natale. « L’hiver, quand c’est noir, sombre et gris il fait froid et j’adore. Cela te motive encore plus que d’être dans l’eau chaude, ça te fait vivre encore plus
« , confie-t-elle dans le reportage en tête de cet article.
Autrefois secret, ce petit village de pêcheurs s’est hissé en quelques années parmi les hauts lieux de la glisse en Europe. Des athlètes internationaux s’y donnent rendez-vous régulièrement, tout comme des dizaines de milliers de touristes chaque été. Des visiteurs venus de Norvège ou d’ailleurs recherchent sensations et fraîcheur. « On a beaucoup de gens qui ont trop chaud l’été et qui veulent fuir les 40 degrés du sud de l’Europe. Ils viennent ici pour trouver un peu d’air frais
« , explique un habitant.
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L’essor de la glisse débute dans les années 90. À l’époque, Klitmøller est un village fantôme déserté par les plus gros navires de pêche. Aujourd’hui, seule une poignée de marins locaux perpétue la custom. Sur la plage, chacun exhibe ses prises du jour : crabes et homards. Ces pêcheurs redonnent vie aux petites cabanes traditionnelles, les fiskehus, un patrimoine protégé par les autorités locales contre les excès du tourisme.
Contrairement à d’autres stations balnéaires, les deux communautés se targuent de vivre en parfaite harmonie. « Ils respectent la nature, ils respectent notre culture c’est vraiment une bonne chose
« , affirme un pêcheur. « Mon fils surfe, ma femme surfe aussi. Pas moi, je suis le seul à pêcher »
, ajoute-t-il. La ardour de l’océan sert de trait d’union. Certains soirs d’été, pêcheurs et surfeurs se réunissent autour d’un verre, preuve que le froid preserve tout à Klitmøller, même les traditions.
